Le quatrième tome de la bande-dessinée d’Ed Piskor consacrée à l’histoire du hip-hop débarque le 6 novembre prochain dans nos contrées.

Il y a des ouvrages comme qui dirait, indispensable pour tout bon fan de hip-hop qui se respecte. La bande-dessinée « Hip Hop Family Tree » est de ceux-là. Ce projet fou de raconter l’histoire du hip-hop dans une BD, on le doit à Ed Piskor, auteur américain spécialiste dans la bande dessinée biographique et de reportage.

Après trois premiers tomes salués par la critique et le public, le quatrième, déjà disponible aux US, s’apprête à débarquer dans nos librairies françaises dès le 6 novembre, toujours aux éditions Papa Guede.

Petite rétrospective : le tome 1 raconte la naissance du hip-hop à la fin des années 70 dans le Bronx de New-York. La suite se focalise sur les années de 1981 à 1983, l’époque ou ce mouvement devenu planétaire, s’émancipe des cités pour conquérir les boites de Manhattan et envahir les bacs des disquaires.

Vient ensuite le troisième volet qui nous plonge dans les années 1983 et 1984, période où les caméras se braquent sur le phénomène hip-hop. A cette époque, le rap connaît une étape charnière de son histoire, avec l’arrivée d’une nouvelle génération d’artistes tels que Run-DMC, les Fat Boys, LL Cool J, Public Enemy, Slick Rick, Doug E. Fresh et Whodini. Tous viennent progressivement supplanter les pionniers du mouvement.

Le tome 4 arrive en France

Déjà disponible depuis plusieurs mois en anglais, ce quatrième tome prochainement disponible chez nous s’articule autour des années 1984 et 1985. Comprenez l’époque de la montée en puissance de Dr. Dre et Def Jam Recording. Dans le même temps, de nouvelles branches viennent s’ajouter à l’arbre généalogique du hip-hop: Will Smith, Salt-N-Pepa, Rakim et Biz Markie, et de nombreux films hollywoodiens comme Breakin ’, Breakin’ 2 Boogaloo Electric, Beat Street ou encore Krush Groove tentent de tirer profit du phénomène.

Outre son côté historique et didactique, cette bande-dessinée ce démarque par un ton décontracté, authentique et humoristique, avec un sens maniaque du détail. Chaque planche a été superbement dessinée par Ed Piskor, dans un style graphique atypique mêlant Marvel et Mad Magazine. Témoignage de sa qualité, Hip-Hop Family Tree a remporté un prestigieux Eisner Award en 2015 dans la catégorie « meilleur travail inspiré de la réalité« . La BD figure également dans la sélection 2017 du Festival d’Angoulême.

Loin d’en avoir fini avec l’histoire du rap, qui encore aujourd’hui suit son cours, Ed Piskor s’est également attaqué à celle des super-héros. Vous l’aurez compris, foncez vous procurer ses BD les yeux fermés.

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